Bâtir une économie mondiale à faibles émissions au Canada

Le consensus mondial insiste sur le fait que nous devons lutter contre les changements climatiques en accélérant notre processus de transition vers une économie axée sur une croissance plus durable et plus propre.

Le Canada, appartenant à un groupe très restreint de pays dont plus de 80 % de l’électricité est produite sans émission de GES, peut réduire considérablement son empreinte carbonique nationale en exploitant des ressources d’électricité renouvelables et en favorisant l’électrification des transports, des bâtiments et des procédés industriels. L’électrification désigne le processus de mise à disposition de l’énergie électrique en remplacement d’une autre source d’énergie.

Moins coûteux et plus propre que le gaz

L’électricité est la source d’énergie la plus abordable pour le transport. Le transport par énergie électrique est d’un quart à un huitième moins coûteux par rapport au prix de l’essence.

Le secteur du transport représente près d’un quart de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre du Canada.

Les normes régissant les émissions des véhicules permettront de faire baisser ce chiffre à court terme, mais c’est l’électrification des véhicules légers du pays (p. ex., les tramways électriques, autobus et trains légers) qui semble le moyen le plus prometteur de réduire considérablement les émissions du secteur de transport.

On est encore loin de voir un véhicule électrique (VÉ) dans l’allée de chaque maison, mais l’intérêt des consommateurs envers les VÉ continue d’augmenter à mesure que de nouveaux modèles sont introduits sur le marché et que les craintes suscitées par la propriété et l’utilisation de VÉ diminuent (p.ex., l’inquiétude concernant l’autonomie et la recharge).

Augmenter la valeur du chauffage et du refroidissement électriques

L’ACÉ reconnaît que dans plusieurs régions au Canada, le gaz naturel demeure l’option la moins coûteuse pour le chauffage et le refroidissement de l’espace. Cependant, la tarification du carbone, l’efficacité énergétique et l’engagement envers la lutte contre les changements climatiques augmenteront la valeur des options de chauffage et de refroidissement électriques dans les années à venir.

Nouvelles technologies en matière d’efficacité énergétique

Les unités d’accumulation thermique de l’électricité se révèlent une technologie particulièrement prometteuse. Lorsqu’on remplace le chauffage par plinthes ou le chauffage central, ces unités utilisent l’énergie électrique en dehors de périodes de pointe pour veiller au chauffage de son contenu à 700°C. En outre, les unités d’accumulation peuvent stocker suffisamment d’énergie – jusqu’à 45 kWh pour une seule unité murale – en vue de réchauffer une maison pendant les heures de pointe (jusqu’à 16 h). Les pompes thermiques sont une autre possibilité intéressante.

Utiliser une électricité propre pour alimenter des procédés industriels

Les procédés industriels à chaleur intense s’avèrent une bonne occasion de réduire l’empreinte carbone par l’électrification. Le gaz naturel en amont, le gaz naturel liquéfié et l’infrastructure connexe offrent des possibilités d’électrification en utilisant une électricité propre. L’ACÉ recommande une transition en douceur aux chaudières électriques à mesure que l’équipement actuel atteint la fin de sa vie utile.

Il faut plus de recherches pour trouver des façons rentables d’électrifier le secteur industriel. Les programmes fédéraux de recherche devraient être principalement axés sur l’électrification.

L’électrification n’arrivera pas du jour au lendemain

L’électrification continuera de progresser à un rythme régulier grâce aux technologies émergentes sur le marché, à l’augmentation de la valeur de l’énergie sans émissions de gaz et aux connaissances accrues des consommateurs et entreprises par rapport à ses avantages.

Entre-temps, le secteur de l’électricité canadien continuera d’investir dans la modernisation du réseau et l’infrastructure requise pour investir dans un avenir propre et favoriser l’électrification des transports, des bâtiments et des procédés industriels.

Il faut tenir compte de l’investissement dans le réseau à mesure que l’électrification augmente.